Depuis l’exil, Akossi Bendjo dit « non » au suicide collectif

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Depuis l’exil, Akossi Bendjo dit « non » au suicide collectif

Noël Akossi Bendjo, ancien maire de la commune du Plateau, est loin de la capitale ivoirienne depuis 2018. Loin d’être en séjour d’affaires ou en vacances en France, ce proche d’Henri Konan Bédié, le président du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), a entamé un exil au pays d’Emmanuel Macron. À un mois de l’élection présidentielle ivoirienne, il s’engage aux côtés de l’opposition pour le retrait de la candidature d’Alassane Ouattara, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) et du Conseil constitutionnel.

Akossi Bendjo remercie Henri Konan Bédié pour son combat

La candidature d’Alassane Ouattara est au centre de vives contestations de la part des opposants ivoiriens. Les adversaires du président sortant ne veulent rien lâcher. Pour Henri Konan Bédié, Pascal Affi N’guessan ou encore Guillaume Kigbafori Soro et Albert Mabri Toikeusse, le leader du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) n’a pas le droit de briguer un 3e mandat. Ils sont convaincus que la Constitution lui interdit d’être candidat à la présidentielle d’octobre. Désormais perçu comme le porte-flambeau de l’opposition de Côte d’Ivoire, le patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire a appelé l’ensemble des Ivoiriens à la désobéissance civile afin de faire plier son ancien allié.

En exil en France, Noël Akossi Bendjo suit de près l’évolution de la situation politique ivoirienne. Le secrétaire exécutif du PDCI chargé de la mobilisation a salué le combat mené par Bédié. Dans une publication sur son compte Twitter, l’ex-maire du Plateau a laissé entendre que les « Ivoiriens refusent d’aller à un suicide collectif ». Il a également soutenu que les populations réclament le retrait de la candidature de Ouattara, la dissolution de la commission electorale independante et du Conseil constitutionnel.

Cela fait plus de deux ans que Noël Akossi Bendjo a entamé un exil en France. Ancien maire de la commune du Plateau, le centre d’affaires ivoirien, l’homme politique a été accusé de détournement de fonds publics, faux et usage de faux par les autorités de son pays. Après avoir géré le Plateau durant plus de dix ans, il a été condamné a 20 ans de prison ferme et devra payer une amende de 10 milliards de francs CFA. Il a toujours clamé son innocence et soutient qu’il attend que les conditions soient réunies afin de regagner la Côte d’Ivoire.

K.RICHARD KOUASSI